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Centenaire de la Découverte du Machupicchu...
publié le dimanche 01 mai 2011

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Centenaire de la Découverte du Machupicchu...

Centenaire de la Découverte du Machupicchu...

Le 24 juillet sera le Centenaire de la Découverte du Machupicchu !!


Mais rappelons en quelques mots les circonstances de cette découverte, que nous taxons de scientifique pour ne pas amoindrir les mérites des habitants ou visiteurs (peu nombreux, il est vrai) de la région, qui ont vu avant Bingham certains murs du site, mais qui, en revanche, n'ont pas découvert pour la science cette merveille d'architecture et de fonctionnalité.


Voilà justement Hiram Bingham le 23 juillet 1911 à Mandor Pampa, petite plaine ouverte le long de la rivière Urubamba. Il y rencontre Arteaga qui lui explique que sur la montagne Waynapicchu existent de belles ruines, sur le côté opposé de Mandor et que sur une autre montagne qui porte le nom local de Machupicchu, en arrière, il y en a aussi! De telles paroles suffisent à décider notre Américain de gravir la montagne le lendemain.


Une fois Arteaga convaincu par un salaire conséquent, augmenté en plus par la pluie intense de la journée, Bingham entreprend la périlleuse ascension et arrive vers midi à un petit appentis, où les familles Richarte et Alvarez (qui ont connu Machupicchu bien avant Bingham, nous rappelle avec ostentation la plaque en leur honneur à l'entrée du site archéologique) leur offrent des calebasses d’eau, leur expliquant qu'ils habitent sur ces terrasses depuis quatre ans, et surtout leur délèguent un jeune garçon, l'enfant Pablo, qui mène l'explorateur jusqu'au présumé Temple du Soleil.


Bingham est impressionné, mais il n'a encore rien vu! Cependant, il revient en 1912, en compagnie de scientifiques, dont l'ostéologue Georges Eaton, dont la mission consiste à étudier les restes des momies ou des corps retrouvés. On défriche pendant trois ans, l'ostéologue commence à travailler et Bingham a envoyer aux Etats-Unis (tout au moins jusqu'en 1914) les objets mis au jour, soit quelque trois cent cinquante plats et jarres, cinq cent vingt-et-un vases, un brasero à trois pattes et de nombreuses autres pièces. En échange: aucun crâne trépané: la ville n’était-elle peuplée d’aucun guerrier, qui aurait nécessité, par les coups de masse reçus, un traitement de la sorte?


Machupicchu retombe en 1915 (avec le départ de Bingham du Pérou) sous les mystères de la brume, jusqu'en 1935, où l'accès devenant plus facile grâce à la voie ferrée, divers scientifiques du monde entier commencent à s'intéresser à cette merveille archéologique, dont le nom commence à résonner dans les sphères de la société, non seulement scientifique.


Et voilà, avec l'essor du tourisme et des moyens de communication, Machupicchu acquiert au fil des jours un renom bien mérité, celui d'un des plus beaux sites du monde, symbolique de la grandeur de la civilisation inca. Le Pérou ne peut que s'en enorgueillir et s'en bénéficier.


Et il y a déjà cent ans de cela, cent ans ce 24 juillet 2011. Un moment mémorable s'il en est, grandi par le fait également de la dévolution de la part de l'Université de Yale où elles étaient entreposées (au Musée Peabody, exactement) des pièces exhumées sur le site, lors du défrichement et des fouilles, de 1912 à 1914... Un moment historique, il est vrai, où les Péruviens et le monde entier pourront admirer presque in-situ tous ces objets d'usage quotidien des habitants de Machupicchu, qui à l'époque, sans doute (ce serait une coïncidence) ne portait pas ce nom... Mais peu importe, nous attendons tous avec expectative et beaucoup d'émoi les festivités du centenaire de cette découverte archéologique, la culmination de tous les envois des pièces et peut-être un jour la réponse à tant de questions que nous nous posons: quand les habitants de cette cité ont-ils abandonné la ville, pour quelle raison et où sont-ils allés?


En attendant, Machupicchu s'offre et s'exhibe jour après jour aux nombreux visiteurs qui l'assaillent, en quête d'une recherche quelconque, soit architecturale, historique, scientifique ou tout simplement, sensorielle et personnelle, chacun y trouvant sa propre réponse... Et c'est bien ainsi, c'est ce que le site peut se permettre d'offrir...

 

 

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